À l'assemblée nationale

Les contrats aidés ne sont pas supprimés, une transformation assez radicale permettra de garantir un accès durable à l’emploi.
Pour rappel, 200 000 contrats aidés seront financés en 2018, contre 320 000 en 2017.
Le rapport remis aujourd’hui sur ce thème, propose de nombreuses recommandations, dont trois ont été retenues dans l’immédiat par la ministre du Travail.
Tout l’enjeu, c’est de répondre concrètement aux attentes des personnes éloignées de l’emploi, en se concentrant s...ur leurs besoins. Aujourd’hui, 1,4 million de chômeurs cherchent un emploi depuis plus de deux ans. 1,3 million de jeunes ne sont ni en emploi ni en formation.

1) Les contrats aidés sont transformés, pour passer à un Parcours Emploi Compétences
Il est possible d’insérer tout le monde à condition d’accompagner et de former.
Ces Parcours Emploi Compétences reposent sur un triptyque emploi – formation – accompagnement : il n’y aura pas de financement de contrat s’il n’y a pas un accompagnement autour d’un projet et avec de la formation.
L’objectif est de rendre les contrats aidés plus efficaces, c’est-à-dire de permettre en sortie de contrat un accès durable à l’emploi davantage de bénéficiaires (jusqu’à présent, seuls 26 % des bénéficiaires d’un contrat aidé dans le secteur non marchand accédaient à un emploi durable en sortie de contrat).
Cela signifie que les employeurs seront sélectionnés par les préfectures et Pôle Emploi, et que l’on donnera des aides à l’emploi uniquement aux employeurs qui fournissent un cadre inclusif, qui sont capables de mobiliser de la formation et de fournir un accompagnement.
Il y aura des obligations précises et contrôlées pour l’employeur.

2) 100 millions d’euros réservés dans le plan investissement compétences (PIC) pour les personnes sortant du Parcours Emploi Compétences, afin qu’elles puissent bénéficier d’accompagnement supplémentaire en sortant du Parcours lorsque cela est nécessaire.

3) La création d’un Fonds d’inclusion dans l’emploi. Ce fonds regroupe des moyens existants pour laisser de la marge de manœuvre aux préfets de région, qui doivent pouvoir adapter les politiques d’inclusion à la réalité de chaque territoire.


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