À l'assemblée nationale

Adoption du Projet de loi Agriculture et Alimentation
Retour sur l'épineuse question du glyphosate

 

Sans s’attarder sur les commentaires insultants, violents et menaçants qui nous accusent tour à tour de lobbys fantasmés ou de simples assassins. Il est toujours plus facile de commenter depuis son canapé que de faire sur le terrain et prendre des décisions d’avenir avec tous.

Donc, je préfère m’exprimer sur le fond.

Alors que l'Assemblée nationale a adopté en 2ème lecture le Projet de loi Agriculture et Alimentation, la sortie du glyphosate, qui porte sur des enjeux de santé publique, sur notre relation à l’agriculture et sur le respect de l’environnement, est réel enjeu d’avenir.

 

L'INSCRIPTION DANS LA LOI 
Précisons tout d'abord que le vote ne portait pas sur l’interdiction ou la non-interdiction du glyphosate dans trois ans, mais uniquement sur son inscription dans la loi.

 

UN ENJEU EUROPÉEN 
En novembre 2017, dans le cadre de la procédure de réexamen de l’approbation de la substance active glyphosate, la Commission européenne a proposé le renouvellement de son autorisation.
Rapellons que c’est la détermination et la position forte de la France, avec certains autres Etats membres de l’Union européenne, qui a permis de diminuer sensiblement la durée de l’autorisation initialement proposée. Mais malgré la volonté du Gouvernement français d’engager une réduction plus rapide (3 ans) au niveau européen, une majorité des Etats membres a fait le choix de voter en faveur d’un renouvellement pour une durée de 5 ans.
La France a également demandé à ce que ce renouvellement soit assorti de restrictions d’usage et qu’un effort commun soit pris au niveau européen pour accélérer le développement d’alternatives au glyphosate.
Le Président de la République a souhaité fixer un objectif ambitieux et pragmatique : la mise en œuvre de l’ensemble des moyens pour sortir du glyphosate en 3 ans dans notre pays, en permettant des dérogations lorsqu’il n’existe pas de solutions alternatives pour nos agriculteurs. Cet engagement sera tenu et la non-inscription dans la loi à ce jour ne le remet pas en cause.

 

2021: SORTIR DU GLYPHOSATE
Au sein de notre Groupe, nous réaffirmons notre volonté d’atteindre, dès 2021, cet objectif clair de sortie du glyphosate. 
Nous restons persuadés que c’est en travaillant main dans la main avec le monde agricole, en responsabilisant les filières et en développant des alternatives que nous arriverons à atteindre cet objectif.

 

MOBILISER LES FILIÈRES ET TOUS LES ACTEURS CONCERNÉS DANS LE CADRE D'UNE VERITABLE STRATEGIE DE SORTIE
Dès le mois de juin 2018, le Gouvernement a réuni les représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution ainsi que les acteurs de la recherche et de l’innovation pour s’engager dans la sortie définitive de l’utilisation du glyphosate.

Les objectifs de sortie du glyphosate d’ici 3 ans et de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sont des objectifs partagés. Nous devons tout faire pour y parvenir. Cela passera par la mobilisation de la recherche, des instituts techniques et en étant aux côtés des professionnels du monde agricole. 
Afin de permettre la pleine mobilisation des filières et un suivi en toute transparence par les parlementaires et les citoyens des progrès accomplis, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et le ministre de la Transition écologique et solidaire ont annoncé :
- la création d’un centre de ressources, 
- le renforcement des actions d’accompagnement, 
- le suivi des quantités vendues et utilisées, 
- la mobilisation des réseaux territoriaux des chambres d’agriculture. 
Les travaux de la Mission d’information sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate débuteront dès le 27 septembre prochain.
Dans le cadre de la présentation du plan Ecophyto II +, le Gouvernement a annoncé que le renouvellement des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate, délivrées par l’ANSES, le seront dans un premier temps pour une durée n’excédant pas 3 ans. Une évaluation comparative sera conduite avant tout renouvellement et les usages pour lesquels des solutions alternatives non chimiques existent et sont couramment utilisées seront progressivement interdits.

La transition est en marche. Nous restons TOUS vigilants, mobilisés et PRÊTS à accompagner tous les acteurs, pour l’avenir de nos agricultures, pour l’avenir de nos concitoyens, et pour l’avenir de notre planète.


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